Le CAC 40 cède 0,39 % pendant que la confiance des ménages tombe à son plus bas depuis 2013
Après un rebond lundi, la Bourse de Paris repart à la baisse mardi 27 octobre, alors que l’Insee publie un moral des ménages au plus bas

En bref
- Le CAC 40 cède 0,39 % à 7 816,56 points mardi 27 octobre, après une hausse de 0,83 % lundi soir.
- Selon l’Insee, la confiance des ménages tombe à 80 en octobre, son plus bas niveau depuis juin 2013.
- Orange relève ses objectifs mais recule ; Exosens confirme les siens et chute de 7,80 %.
La place parisienne adopte un ton plus frileux en ce mardi 27 octobre. En cours de matinée, le CAC 40 abandonnait 0,39 % et s’établissait à 7 816,56 points, alors qu’il avait pris 0,83 % la veille au soir pour clore à 7 847,32 points. Avant l’ouverture, le contrat à terme sur l’indice cédait 0,5 % aux alentours de 8h20, d’après le courtier IG, selon abcbourse.com.
Pourtant, l’environnement international se montrait plutôt porteur. À New York, la séance de lundi s’est achevée sur une note positive : l’indice Dow Jones a pris 0,3 %, le Nasdaq Composite 0,8 %, soutenu par les valeurs de semi-conducteurs à la suite de la diffusion du document d’entrée en Bourse d’Anthropic. En Asie, les marchés n’ont pas suivi une direction commune : Tokyo, avec le Nikkei, a fini en progression de 1,7 %, alors que Shanghai perdait 1,3 % et Hong Kong 0,8 % à la fin des échanges.
Une confiance des ménages au plus bas depuis 2013
Le marché français « digérait » aussi, selon Capital, la publication de l’Insee sur le moral des ménages.
C’est le niveau le plus faible observé depuis juin 2013. Ce recul s’explique surtout par l’érosion marquée de l’appréciation que portent les ménages sur leurs finances personnelles. Quant à leur avis sur l’évolution récente du niveau de vie dans l’Hexagone, il tombe à un point jamais vu depuis la création de ce sondage en 1972.
« Le climat actuel dans le pays reste peu propice à un sursaut dans l’activité »
Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez LBP AM
Le taux à dix ans repasse sous 5 %
Du côté des marchés de dette, la séance de lundi a offert un répit. Le rendement de l’emprunt français à dix ans a reculé à 4,90 %, alors qu’il s’affichait à 5,02 % vendredi, Moody’s ayant conservé la notation de la France quand une dégradation était très largement anticipée. Mardi matin, il repartait à 4,93 %.
La Banque centrale européenne tient sa réunion jeudi. Pour le cabinet RichesFlores Research, elle « est dans une posture particulièrement délicate face à la dégradation rapide de la situation française et aux risques de contagion qui s’y rattachent ». Edouard Faure, responsable crédit de Swiss Life Asset Managers France, tempère : « Si la situation mérite d’être regardée avec vigilance, en attendant l’élection présidentielle d’avril-mai prochain, elle ne justifie pas pour autant, à ce stade, un excès d’inquiétudes concernant le financement de la dette française ».
Orange et Exosens, deux bons chiffres, deux réactions
Deux groupes publiaient leurs résultats du troisième trimestre. Les titres ont réagi de façon contrastée, et à la baisse dans les deux cas.
| Valeur | Chiffres publiés | Annonce | Titre |
|---|---|---|---|
| Orange | Ventes en progression de 3,6 % par rapport à l’an dernier, pour un total de 12,2 milliards d’euros | Troisième relèvement de l’année de la prévision d’Ebitdaal 2026 | -1,47 %, à 14,05 euros |
| Exosens | Ventes de 133,8 millions d’euros, soit une augmentation de 23,5 % comparé à l’année précédente | Objectifs 2026 confirmés | -7,80 %, à 55,05 euros |
Du côté d’Orange, les résultats ont surpassé ce qu’attendaient les analystes. Exosens, spécialiste des équipements de vision nocturne et des caméras thermiques, dont la défense constitue le premier marché, a enregistré sur les neuf premiers mois un chiffre d’affaires un peu au-dessus des prévisions.
Les rendez-vous de la semaine
- mercredi : publications d’Alphabet et de Microsoft ;
- mercredi matin : BNP Paribas ouvre la saison des résultats des banques en France ;
- jeudi : résultats d’Amazon, et réunion de la BCE.
John Plassard, directeur des investissements chez Cité Gestion, résume l’enjeu pour les géants américains : l’attention se porte sur ces publications, « qui permettront de mesurer si la croissance des revenus justifie réellement l’accélération des investissements ».
Photo : Leeloo The First / Pexels



